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Trump nie la demande de Biden et prépare le terrain pour une bataille judiciaire massive

L’ancien président des États-Unis Donald Trump n'a pas fini de faire parler de lui. Actuellement, il mène une bataille juridique face au président Biden et aux démocrates. Étant donné les déclarations impulsives de l'ex-président, cette situation risque de durer. Trump a ouvert les hostilités dans ce qui sera sans doute une longue et intrigante querelle légale. Il vise à empêcher les démocrates d’accéder à ses dossiers présidentiels. Cela s’inscrit dans le cadre d’une enquête concernant les événements chaotiques du Capitole datant de janvier dernier.

Trump intransigeant

Dans une lettre adressée aux archives nationales, Trump a demandé de ne pas divulguer ces dossiers. Il a cité des problèmes juridiques éventuels incluant des communications présidentielles ainsi qu’une potentielle violation des privilèges avocat-client. Selon le New York Post, le président aux multiples controverses a qualifié cette requête de jeu politique. Dans l’une de ses déclarations virulentes, il accusait les démocrates de gauche radicale de se lancer dans une chasse aux sorcières. Selon lui, ils essaient d’utiliser le Congrès pour persécuter leurs opposants politiques. Il juge que leur demande n’a aucun fondement légal.

Il n’a pas hésité à les accuser d’avoir succombé à une « ivresse de pouvoir ». Il a continué ses propos en parlant d’une « fausse enquête ». Prétendant qu’il ne s’agit pas véritablement d’une investigation sur les événements du 6 janvier, il y voit une manière de le limoger. C’est aussi pour lui une attaque au mouvement Make America Great Again, « le plus grand accomplissement de ce type de tous les temps ».

La réponse officielle de la Maison Blanche

De son côté, Maître Dana Remus, l’avocate de la Maison Blanche, a envoyé une lettre officielle aux Archives Nationales. Elle aurait demandé à cette agence gouvernementale indépendante d’obéir aux commandes de Biden et non pas à la demande de Trump. Elle a déclaré que « le Président Biden avait déterminé qu’une assertion du privilège exécutif n’est pas dans les meilleurs intérêts des États-Unis. De ce fait, elle n’est applicable à aucun des documents ».

De plus, elle a ajouté que les circonstances étaient tout à fait extraordinaires. En effet, le Congrès est chargé d’examiner un assaut contre la Constitution et les institutions démocratiques. Cette agression est d’autant plus provocante parce qu’elle a été menée par ceux qui avaient juré de protéger et d’appliquer la loi. L’étendue de cette enquête ne devrait donc pas prendre en compte le privilège exécutif revendiqué par l’ancien président. Ce stratagème ne sera en aucun cas un bouclier pour subvertir la Constitution et en bafouer le fondement.

Un discours haineux

Fidèle à lui-même, Trump n’a pas hésité à riposter. Il a accusé son successeur de ne pas avoir pris position face à l’insurrection du 3 novembre de l’année dernière durant les élections présidentielles. Il a surenchéri en qualifiant cet incident de « crime du siècle ». « Avec l’effondrement de notre nation, nos forces militaires disgraciées et nos frontières inexistantes, quand est-ce que le peuple américain en aura eu assez ? », demande-t-il d’un ton provocateur.

Steve Bannon, l’ancien stratège de la Maison Blanche sous l’administration Trump, a lui aussi joué la carte de la provocation dans cette bataille politique. Ce dernier a affirmé qu’il n’allait pas répondre à une éventuelle assignation à comparaître du comité spécial enquêtant sur l’intrusion. Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions de la part de deux membres du panel.

Bennie Thompson, représentant démocrate, et Liz Cheney, membre du parti républicain ont tout d’abord tenu à féliciter les témoins qui ont été coopératifs pour garantir le bon déroulement des investigations. Ils ont aussi tenu à préciser qu’il n’était permis à aucun témoin potentiel de refuser un ordre de comparaître devant la commission d’enquête. « Défier une assignation légale ou de tenter de manquer le temps imparti », sera perçu comme un outrage criminel.